Il était une fois...

Il était une fois...
Bienvenue dans le blog où j'écris des histoires...

Bonne lecture...

# Posted on Friday, 14 March 2008 at 3:10 PM

Edited on Monday, 11 August 2008 at 11:43 AM

Les Amants de la nuit

Le château hanté


Le village de St-Germain lès Blas était un lieu paisible, entouré de collines de Normandie. Voisin d'une dizaine de kilomètre d'une ville de St-Louis lès Blas dont il faisait partie de la commune. C'était un village des années cinquante, avec la mairie qui était autrefois une écurie des bourgeois, l'école maternelle et primaire était près de la petite église, il y avait aussi une auberge, appelée les Minets Gourmands, pour les rares touristes. Les vieux habitants vivaient en repos et les jeunes gens avaient le plaisir de travailler dans les champs. Il semblait que les habitants de St-Germain lès Blas vivaient en paix, pourtant une fois toutes les décennies une personne disparaît et ainsi que des cercueils de la pompe funèbre, des téléphones des maisons, des ordinateurs de la mairie ou de la bibliothèque. La recherche de ces personnes et ces objets était en vain, ils demeuraient introuvables. Certains villageois, surtout les enfants, pensaient qu'ils étaient cachés dans un vieux château qui était situé à quelques kilomètres du village. Ce château était en plein marais dans laquelle vivaient des crocodiles. Vu de loin, cette forteresse semblait déserte mais personne n'osait s'approcher de celle-ci. Car le cri de corbeaux invisibles terrifiait quiconque s'approchait du château. Ce qui paraît étrange, ceux qui voyageaient dans ce marais pendant la nuit racontait qu'ils avaient vu de la lumière dans le château.

L'après-midi de la fin du printemps, deux jeunes touristes vinrent s'installer dans l'auberge des Minets Gourmands. L'un d'entre eux était un jeune homme mince aux cheveux blonds foncés très courts, avait les yeux marrons presque noirs, il adaptait le style vestimentaire des cow-boys, il portait une chemise à carreaux rouge et des pantalons en jean dont les bas étaient enfouis dans les bottes de western. L'autre était une jeune femme, aussi mince, avait des cheveux longs et bruns et des yeux noisette presque verts, son style vestimentaire était d'une allure très masculine, elle portait une chemise bleue et large et des pantalons et les bottes de western, tout comme son ami. Dans l'auberge, ils entendirent des rumeurs qui concernaient le château « hanté », ils décidèrent de s'aventurer le soir-même, c'étaient des hardis aventuriers.

Les jeunes touristes quittèrent l'auberge à la fin de l'après-midi et allèrent se promener vers le nord. Après avoir traversé quelques collines, ils découvrirent le château au couché du soleil. En s'approchant, leurs pieds s'enfonçaient dans les marais. Ils eurent du mal à circuler, leurs pantalons étaient humides. Des cris de corbeaux se fit entendre, les jeunes voyageurs n'eurent pas peur. Par bonheur, ils n'avaient pas croisé des crocodiles, ils arrivèrent enfin devant la porte du château. Le jeune homme passa sa main sur la poignée de la porte et l'ouvrit. Le château n'était donc pas fermé. Le soleil eu disparu à l'horizon, les touristes sortirent les torches de leurs sacs à dos et pénétrèrent dans la forteresse inquiétante. Ils se trouvèrent dans l'obscurité un somptueux hall d'entrée circulaire, étonnamment propre. Le sol était marbré, la salle avait des meubles en fer forgé dont la surface était en verre, tels que d'un guéridon sur lequel s'était posé un téléphone qui n'était pas branché, que d'une secrétaire d'où s'était posé la lampe à huile, un gobelet de terre dans lequel étaient plongés des stylos et une longue et fine vase de verre qui contenait une seule et magnifique orchidée flambant neuve. Les voyageurs trouvèrent l'escalier de marbre au fond du hall, doté d'étonnante rampe de fer dont les tiges métalliques représentaient des figures géométriques insolites. Les jeunes amis montèrent, armés de torches. Ils découvrirent d'élégants couloirs dont le sol était également de marbre mais doté de tapis écarlates. Les murs étaient clairs à la lueur des torches. Il y avait des portes qui leur menaient dans de magnifiques chambres avec de splendide cheminée de marbre et de luxueux lit à baldaquin. Dans certaines d'entre elles, il y avait un ordinateur qui n'était pas branché non plus, les voyageurs se demandaient à quoi ils servaient puisqu'il n'y avait pas de prise sur les murs. Ils descendirent et trouvèrent de grands et luxueux salons avec une longue table de bois de chêne avec la nappe rouge sang. Des chandelles de fer forgé étaient suspendues au plafond sombre. Ils quittèrent le salon et découvrirent dans le hall une porte de bois dotée de gongs de fer. Les jeunes aventuriers ouvrirent celle-ci et trouvèrent un escalier en colimaçon qui leur menait au sous-sol. Une fois au sous-sol, ils remarquèrent une large arcade qui leur menait dans une salle obscure et inquiétante. A l'aide de torches, ils virent des cercueils de bois tous neufs impeccablement rangés en plusieurs rangs. Il y avait plusieurs arcades qui menaient vers d'autres salles remplies de cercueils. Après quelques arcades, ils découvrirent une salle centrale, plus grande mais les cercueils étaient moins nombreux, ils étaient au nombre de trois, installés au centre, ils étaient pierreux. Les voyageurs aperçurent d'autres cercueils neufs, ouverts et vides qui étaient posés contre les murs. Soudain, les jeunes courageux entendirent des bruits d'ouverture des boites funèbres. Des flammes apparurent dans les torches de fer accrochées aux murs de pierres. Les hardis aventuriers virent mieux, mais horrifiés, des cercueils qui s'ouvrirent et les têtes de morts surgirent et disparurent. Des morts apparurent, debout, autour des visiteurs. Les morts étaient dans d'étranges costumes flambant neuves, ils avaient le visage blafard et menaçant. Ceux qui surgissent de cercueils de la salle centrale étaient des personnes de la même famille. Le premier, du cercueil central, était un grand homme massif, aux longs cheveux noirs, lisses et touffus, au regard noir et pénétrant, dans un costume noir et majestueux, il devrait être le chef des morts. Le second était une femme mince aux cheveux blonds et bouclés, dotée de yeux verts et pétillants, à la robe de velours noir avec de dentelles argentées. Le troisième devrait être leur fils, plus jeune et beau, aux cheveux châtains, longs et ondulés, possédant les yeux de sa mère, habillé dans un gilet de velours noir avec à l'intérieur une chemise blanc immaculé et des pantalons de cuir ténébreux. Les visiteurs remarquèrent que les morts étaient très pâles, dotés d'incisives longues et pointues. Les jeunes voyageurs se rendirent compte qu'ils étaient des vampires, pour la première fois de leur vie, ils eurent peur.
Les Amants de la nuit

# Posted on Friday, 14 March 2008 at 3:22 PM

Edited on Monday, 11 August 2008 at 11:45 AM

Les Amants de la nuit

« Comment osez-vous de souiller mon château, rugit le chef des vampires en s'adressant aux touristes, pointant du doigt vers les pantalons humides de ceux-ci qui laissaient des traces mouillées sur le sol.
- Et comment êtes-vous entrés dans le château, interrogea l'un des vampires, petit et chauve.
- N'avez-vous pas abîmé ce que vous avez trouvé, demanda la morte replète aux cheveux rouge sang.
- N'avez-vous pas tué mes crocodiles, cria le vampire massif et musclé.
Les interrogations se transformèrent en un brouhaha. Mais la famille contempla les visiteurs avec mépris.
- Silence, cria le père.
Le brouhaha cessèrent, le prince des vampires s'approcha vers les étrangers.
- Alors, reprit-il.
- Je... Je suis... désolé, je... ne voulais... voulais pas... abîmer votre... votre château, balbutia le visiteur, tremblant.
- Epargnez-moi des excuses, vous êtes la bienvenue !
- Quoi, demandèrent les étrangers.
Ils n'eurent pas le temps de demander davantage, car le père de famille avait claqué les mains. Les vampires allèrent mordre les malheureux touristes, suçant leur sang. Il y avait eu des cris de supplice, du sang coula et inonda le sol de pierre. Les victimes se débattaient pour se libérer, mais les vampires étaient nombreux et avaient la force de les retenir. Les corps des malheureux se détendirent, inertes. Les vampires lâchèrent leurs victimes qui tombaient mollement sur le sol sanglant.
- Jetez ces corps aux crocodiles et nettoyez le sol, lança le comte.
- Oui, Comte Victor, répondirent deux vampires qui ramassaient les corps et sortirent, accompagnés du vampire musclé qui était le maître des crocodiles.
- Je vais chercher les servantes pour le sol, dit celle aux cheveux rouge sang et sortit.
Peu à peu, la salle se vida et les habitants du château remontèrent au rez-de-chaussée. Une fois au grand salon, le fils du comte demanda à son père :
- Comment on transforme les gens en vampires ? Quand je les mords et suce leur sang, jamais ils ne se transforment.
- Mon cher Edouard, c'est une bonne question. En aspirant leur sang, tu dois avoir la volonté de les transformer en vampires. Tu n'as qu'à penser très fort qu'ils doivent se transformer.
- J'ai pourtant essayé, pourquoi ça ne marche pas ?
- Parce que ça ne marche qu'avec la nuit de la pleine lune. C'est bientôt la pleine lune, je te trouverai les femmes et tu choisiras l'une d'entre elles pour devenir ta femme. Tu as l'âge de marier.
- Mais...
- Il n'y a pas de mais ! A ton âge, mes parents m'ont trouvé des femmes et j'ai choisi Véronique. Il n'y a pas de difficulté pour qu'elle m'aime, c'est ma volonté qui agit sur la personne que j'aspire son sang. Pas vrai Véronique, dit le comte à sa femme.
- Oui, dit-elle, c'est la magie de la volonté qui dirige la personne qui se transforme.
- Et n'oublie pas de lui faire boire le sang le plus tôt possible, dit le comte. Au début, les vampires d'origine humaine sont fragiles car ils n'ont jamais bu le sang. Plus on boit du sang, plus on devient fort. Mais il ne faut pas lui faire boire le sang complètement car plus on boit, plus on devient soif. Donc, tu choisiras une femme et tu la suceras et pensant très fort qu'elle t'aimera. Tu verras, ça marche !
- Mais ce ne sera pas possible...
- Edouard, coupa son père, est-ce c'est compris ?
- Oui, dit Edouard.
Les Amants de la nuit

# Posted on Friday, 14 March 2008 at 3:32 PM

Edited on Monday, 11 August 2008 at 11:47 AM

Les Amants de la nuit II

Les prisonnières du choix


La nuit de la pleine lune approchait, Edouard était assis devant son bureau face à l'écran allumé de l'ordinateur. Il était installé dans la luxueuse chambre avec un grand lit à baldaquin bleu azur, un placard peint en blanc avec des arêtes bleu marine, des fauteuils de couleur azur qui entouraient la table basse circulaire de verre doté de pied en forme de colonne grecque de couleur blanc laiteux et un socle bleu marine, cette table avait au-dessus une vase de verre dans laquelle s'était plantée une tulipe bleu azur, un bureau de bois pâle avec un ordinateur. Bien qu'il ne soit pas branché, l'ordinateur fonctionnait comme par magie. Le jeune vampire ouvrait l'Internet et recherchait un site pour trouver la liste des hommes de son âge de préférence homosexuel. Il cherchait d'abord un homme de sa région et, après un long moment, trouva la liste de photos représentant chacune un homme de son âge avec son nom et ses goûts.
La porte de la chambre s'ouvrit, Edouard se retourna sur le fauteuil pivotant et l'écran d'ordinateur s'éteignit comme par enchantement. C'était sa mère qui entra.
- Qu'est-ce que tu fais, demanda la comtesse.
- Oh ! Rien... Je... je fais des recherches dans l'Internet.
- Sur quoi, je t'en pris ?
- Heu ! Je... non, ça n'a pas d'importance. Je regarde ce qui m'intéresse.
- Ha, oui. L'art, je présume ?
- Voilà, s'exclama Edouard et repris d'un ton sérieux.
- Vous êtes venue me voir, pour me dire quelque chose ?
- Oui, répondit sa mère, je veux dire que ton père est allé avec ses valets à la chasse des femmes que tu choisiras comme épouse.
- Comment, s'écria Edouard. Il est parti chercher les femmes, vous auriez pu me le dire !
- Ha, bon. Tu veux aller à la chasse avec eux ?
- Non, ce n'est pas ça... C'est... enfin, c'est que le mariage ne m'intéresse pas.
- Je suis désolé, c'est ton père qui décide. Je ne peux rien pour toi, dit Véronique, offusquée et alla sortir de la chambre sans dire un mot et referma la porte.
Le jeune vampire revint à son ordinateur qui s'allumait tout seul. Il tomba par hasard, dans la liste, un passionné de l'art dont la photo représentait un jeune homme peu souriant aux longs cheveux bruns et ondulés. Il était aussi grand qu'Edouard. Il avait un visage un peu pâle et les yeux noisette. Son prénom était Dominique et habitait dans un petit village qui s'appelait Près de Veau. Il était étudiant dans l'internat d'école des beaux-arts de St-Louis lès Blas.
- Voilà ce qu'il me faut, dit Edouard, songeur.
Les Amants de la nuit II

# Posted on Friday, 14 March 2008 at 3:37 PM

Edited on Monday, 11 August 2008 at 11:49 AM

Les Amants de la nuit II

Le lendemain, dans la nuit, la famille du comte et quelques vampires étaient installés autour de la table du grand salon. Les gobelets de verre remplis de sang étaient posés sur la table.
- Voici ce que j'ai ramené la nuit précédente, dit le comte à l'adresse de son fils et claqua les mains.
Un vampire entra dans le salon, tenant dans ses mains les chaînes qui retenaient prisonnières les mains des femmes humaines, et un autre vampire refermait la marche. Les prisonnières étaient au nombre de sept, belles et terrifiées.
- Je te donne juste un temps pour que tu choisisses ta femme, repris Victor à Edouard. Va les voir de près.
Edouard se leva de sa chaise et s'approcha des sept femmes apeurées. Une après autre, il approcha son visage trop près de celui des femmes, faisant semblant d'être sensuel. Après avoir passé celui de la dernière femme, le jeune vampire retourna vers ses parents :
- Je suis désolé, il n'y a pas de femme qui me convienne.
- Comment, rugit le comte qui se leva brusquement de sa chaise. Nous avons passé toute la nuit dernière à les chercher et nous avons fait de notre mieux pour trouver les plus belles et les plus intelligentes afin de faire l'une d'entre elle un bon vampire !
- Tant pis, les femmes ne me chavirent pas le c½ur, dit Edouard, courageusement. Vous pouvez au moins me laisser choisir une personne.
- Oui, mais à une certaine condition, répondit Victor. Ce sera une femme de meilleure qualité physique et mentale, pas d'autre !
- Que cette femme et pas d'autre, demanda le jeune vampire.
- Oui que celle-ci. Comment veux-tu que ce soit une autre ? Une femme malade, c'est ça ce que tu préfères ?
- Non, ce n'est pas ça, riposta Edouard. Je... heu... Qu'arrive-t-il si je choisis une personne qui ne vous convient pas ?
- Tu seras enfermé pendant un mois dans le cachot sans boire du sang. Et quant à cette personne, elle sera enfermée dans la cage exposée au soleil !
Le fils du comte ravala sa salive, inquiet et blême.
- D'accord, je ferai de mon mieux, mentit-il et quitta le salon.
Edouard remonta lentement dans l'escalier, la main appuyée sur la rampe et la serra fermement. Il était de mauvaise humeur, plus pâle. Etranglé par le chagrin et l'inquiétude, Edouard monta péniblement sur les marches. Arrivé dans le couloir, le jeune vampire marcha lentement, appuyé contre le mur jusqu'à la porte de sa chambre. Lorsqu'il atteignit sa porte, Edouard l'ouvrit et entra comme un faible, une larme coula sur sa joue. Il ferma silencieusement la porte, vint se jeter sur son lit et se mit à pleurer sans faire du bruit.
Les Amants de la nuit II

# Posted on Friday, 14 March 2008 at 3:42 PM

Edited on Monday, 11 August 2008 at 11:48 AM